Ranma ½ de Rumiko Takahashi

Prêt à redécouvrir un classique indémodable et résolument vintage ? Attacher votre ceinture, on part sur une avalanche de loufoquerie ; des gags, en veux-tu, en voilà : un véritable vent de fraicheur.

ranma 1/2 collection edition perfect
📚 Ranma 1/2 de Rumiko Takahashi Perfect Edition aux éditions Glénat
📸 Julie – Echo des Mondes

Ranma 1/2 – Résumé

Effervescence chez la famille Tendô. Aujourd’hui doivent venir Genma Saotome et son fils Ranma, amis de la famille. Ranma est supposé épouser une des trois filles Tendô, tandis que le couple doit poursuivre l’exploitation du dojo familial Tendô.

Tout irait pour le mieux si M. Saotome ne passait pas sa vie sous forme d’un panda, et que Ranma Saotome n’alternait pas entre les formes d’un gentil lycéen ultra doué en arts martiaux et d’une ravissante jeune fille, dotée de presque autant de force physique que sa version homme, par la suite d’une baignade dans les sources maléfiques de Chine lors de son entraînement. 

Informations sur l’édition

🔖 Glénat (Perfect Edition – 2017/2021)
📚 20 tomes

Couverture tome 16, Ranma 1/2 Perfect Edition

Ranma 1/2 – Avis

C’est donc avec une joie toute nostalgique que j’ai plongé dans la découverte de l’œuvre dont est adaptée l’adaptation que je regardais étant petite. Quand l’on plonge dans ces titres qui nous ont fait vibrer, la crainte d’être déçu est toujours un peu présente. Malgré l’appréhension, l’humour est au rendez-vous et fait passer de superbes moments ! De petits moments à picorer de-ci de-là grâce à un enchainement d’intrigues courtes et d’intermèdes.

C’est donc après 16 années que j’ai enfin découvert le fin mot d’un des animés qui a bercé mon enfance. Et l’on peut dire que l’on est sur un sacré fail… Une fin fidèle à la saga, ce qui la rend d’autant plus parfaite pour ce récit qui ne se prend pas au sérieux.

On ne va pas se le cacher, 20 tomes, c’est 20 bons moments ; mais 10 tomes auraient été largement suffisants ! Il faut dire que certaines intrigues/intermèdes sont plus molles, moins inspirantes que d’autres.

De l’humour en veux-tu en voilà

Superbes moments qui reposent en grande partie sur l’humour inépuisable et omniprésent de la saga. Quand on se dit que le tour de la connerie a été fait, force est de constater que l’auteur parvient encore à nous surprendre. L’ensemble est aussi plaisant qu’amusant à découvrir ; un véritable vent de fraicheur. Les gags et les qui propos s’enchainent, s’intégrant à merveille dans la fiction. La bêtise des personnages est une mine d’inspiration donnant naissance à des situations plus cocasses les unes que les autres. Les mécanismes humoristiques restent constants, mais malgré cela l’intrigue se renouvelle, bien qu’elle n’évolue que peu.

Le Dojo Tendo est le cœur du récit. Un lieu tellement accueillant que tout le monde s’invite et squatte ; sans qu’aucun des habitants ne trouve cela étrange. Et quand les protagonistes ne sont pas chez les Tendo, ils sont au lycée ; le second lieu phare de ce récit. Les références aux sources ne manquent pas, un lieu à part entière, bien que rarement visité par nos héros.

Des personnages loufoques et déjantés

Il faut dire que ses sources qui transforment sont un puits d’idée inépuisable à l’humour et aux rouages de l’intrigue. Des sources qui ont laissé une trace indélébile sur bon nombre de personnages. Et l’on peut dire que l’auteure s’est montrée inventive ! Notre principal protagoniste est moitié homme, moitié femme ; quand son père se complait dans son apparence de panda géant ; et que ses « amis » se transforment en cochon, chat, canard … ; et que ses ennemis se transforment en créatures aussi farfelues que dangereuses.

Mais les sources ne sont pas la seule origine des troubles humoristiques des personnages. En effet, la plupart sont naturellement déjantés : que ce soit les Kuno, Happôsai ou le professeur ; chacun a un petit quelque chose qui le rend délirant à souhait. Les seuls semblants normaux, du moins au premier abord (et au premier abord seulement), sont les filles de la famille Tendo. En tout cas, ce n’est pas chez la mère de Ranma Saotomé qu’il faut chercher une once de normalité ! Un personnage dont la personnalité présente un gouffre hilarant entre son charme et sa conviction. Elle est le chainon manquant permettant d’affirmer que la famille Saotomé est allumée dysfonctionnelle.

Qu’ils aient des pouvoirs de transformations ou non, les personnages (protagonistes autant qu’antagonistes) sont épiques, tous plus barrés les uns que les autres. Ils sont ultras drôles, en constant décalage, loufoque et plein de surprises ; mais aussi attachants. Malgré l’apparente superficialité de ceux-ci, chacun à un passé et une identité bien à lui. Au fil des chapitres, nos héros gagnent en maturité, et cela se retranscrit aussi dans leurs traits. Tout au long de la saga, de nouveaux personnages sont régulièrement introduits, apportant du pep’s à celle-ci.

Rumiko Takahashi produit un beau jeu de genre avec ses personnages. Une diversité qui s’illustre avec le trouble de genre (dû aux transformations non voulues d’un sexe vers l’autre) ; certains sont purement et simplement travestis quand d’autres personnages sont clairement androgynes (permettant de distordre l’identité de genre). D’ailleurs, certains passages sont assez délicats, même si l’auteure s’en tire avec de petites pirouettes (mais sont-elles bien reçues par les publics concernés ?).

Une avalanche d’actions et de rebondissements

Avec Ranma, chaque sport ou activité se trouve revisité à la sauce art martial. Il faut dire qu’ils sont le cœur, la base de l’intrigue ; la source de tout pourrait-on même dire. Les événements, aventures et mésaventures s’enchainent à une vitesse folle.

Et quand il n’est plus question de se perfectionner aux arts martiaux ; l’amour, la conquête et la rivalité amoureuse prennent le relais. Quand les arts martiaux et l’amour ne sont pas purement et simplement mêlés. C’est dans la seconde moitié ou les liens entre les personnages commencent réellement à se tisser. Particulièrement entre Ranma et Akané qui connaissent une belle évolution dans leur relation. Les liens d’amitié ne sont pas laissés de côté. Plusieurs fois les protagonistes, souvent ennemis aux premiers abords, joignent leurs forces.

La saga se construit autour de courtes intrigues et d’intermèdes. Le dernier tome nous offre une intrigue complète, accompagnant doucement nos héros vers la fin de la saga. Un tome qui rassemble tout ce que la saga a de meilleur : de l’action, de la baston, des émotions fortes ; et des personnages qui enfin s’avouent leur attachement.

Car oui l’émotion est aussi présente à de rares moments du récit. Les occasions sont rares, mais tellement belles : la révélation de Ranma à sa mère et plusieurs moments entre eux ou encore l’attachement de Soun à sa défunte femme.

Des illustrations délicieusement vintages

Rumiko Takahashi a un style de dessin bien à elle. Reconnaissable au premier coup d’œil. Des dessins délicieusement vintages, aux décors travaillés et au chara design troublant.

Troublant, car les traits des personnages sont tous proches les uns des autres. C’est particulièrement le cas pour les personnages masculins qui semblent tous faits dans le même moule. Heureusement que les caractères et mimiques sont propres à chacun et permettent une identification au second regard. Les personnages féminins eux sont plus travaillés, chacun ayant sa fantasy visuelle permettant de les distinguer les unes des autres.

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