Passenger d’Alexandra Bracken

Passenger nous emporte dans une succession de voyages dans le temps plein de rebondissements. Emporté dans l’action au côté d’Etta, on rencontre des sociétés de voyageurs qui combattent pour que leur conception de l’histoire soit celle qui perdure. Une fois l’aventure commencée, on se laisse emporter par une intrigue dépaysante et immersive !

Photographie du roman - intégrale de Passenger d'Alexandra Bracken
📘 Intégrale de Passenger d’Alexandra Bracken aux éditions Le Livre de Poche Jeunesse
📸 Julie – Echo des Mondes

Passenger – Résumé

À New York de nos jours, Etta s’apprête à jouer du violon pour un gala au Metropolitan Museum. En coulisses, elle tombe dans un couloir du temps qui la conduit sur un navire dans l’océan Atlantique en 1776. Elle y rencontre Nicholas, qui la suivra à New York en 1776, puis à Londres en 1940 avant Angkor en 1685, Paris en 1880, en passant par les ruines de Palmyre et Damas en 1599. Chaque lieu, chaque époque leur permet de trouver un indice dans leur quête de l’astrolabe, et de se rapprocher un peu plus.
Etta comprend peu à peu qu’elle appartient à la grande famille des voyageurs dans le temps, et qu’elle doit affronter le terrible Cyrus Ironwood, qui manipule le temps à différentes époques pour mieux servir ses intérêts.

Informations sur l’édition

🔖 Editions Le Livre de Poche Jeunesse (2018, 2019)
📖 Tome 1 : 480 pages
📖 Tome 2 : 668 pages

Couverture du premier tome du dyptique Passenger
📘 Passenger, tome 1 aux éditions Le Livre de Poche Jeunesse

Passenger – Avis

Le diptyque Passenger nous plonge dans une aventure autour des voyages temporels. Avec Etta, nous découvrons ensemble ce monde unique des voyageurs du temps. Élevée dans le New York du XXIe siècle, elle se retrouve prise dans un monde bien plus vaste qu’il n’y parait.

Sous des débuts de tomes qui prennent le temps de s’installer, se cache une intrigue dépaysante, riche en rebondissements et en révélations. S’engage alors un combat pour la conception de l’Histoire du monde.

Les entrées en matière des tomes prennent le temps de planter le décor. Le début du premier tome, dans le présent d’Etta tire quelque peu en longueur et il faut s’accrocher pour être enfin immergé dans l’ambiance. Le premier voyage signe le début de l’aventure. Une aventure prenante qui mène le lecteur de surprise en surprise. L’auteure nous balade totalement avec ses relances. On ne sait plus à quel saint se vouer par moment ! Une fin sereine vient conclure la saga. Par contre, l’épilogue laisse à désirer…

Les personnages sont attachants et on se prend au jeu de les voir évoluer. Etta est pleine de ressources, et bien qu’elle ait des moments de doutes et de remises en question, parvient à poursuivre son objectif. Nick, qui traine un passé lourd apporte une profondeur. Il se laisse parfois aller à l’apitoiement et a besoin de temps et de réflexion avant de s’engager dans ses quêtes. Les personnages secondaires sont aussi saisissants. Ils appuient, autant qu’ils viennent en opposition aux protagonistes. 

On découvre un contexte bien construit, complexe et mystérieux. Le principe de voyage dans le temps est travaillé, recherché. Autant dans la manière de voyager que dans ses conséquences sur le cours de l’Histoire. Un « truc » m’a tout de même interpellée : les époques se chevauchant totalement, comment se passent les rencontres de voyageur ? N’arrive-t-il jamais que l’un d’eux entre en contact avec une de ses connaissances, qui elle, ne l’a pas encore rencontrée ? En bref, cet aspect pose également des questions de temporalité, de mémoire, etc.

Les romans proposent quelques réflexions philosophiques sur l’identité, la quête de soi, le pouvoir de modifier le cours de l’Histoire, le rapport au deuil et à l’abandon.

Une romance « au premier regard » accompagne le déroulement de l’intrigue. Elle prend toutefois trop de place, et empiète parfois sur des points plus prometteurs du déroulement. Elle n’est pas nécessaire au récit ; à vrai dire.

L’auteure a une écriture complexe. Parfois brouillonne, elle propose quelques phrases tarabiscotées. Lorsque c’est (rarement) le cas, il nous est difficile de comprendre où elle a voulu en venir. Quelques moments descriptifs longuets sont à relever, mais n’entachent en rien le plaisir de plonger dans cette lecture.  

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