La Chronique des Bridgerton (intégrale) de Julia Quinn

Prêt à rencontrer les Bridgerton au grand complet ? Ils sont huit, et leur mère n’a qu’un objectif : les voir se marier. Des personnages attachants au possible, des tomes lumineux, une plume piquante. Tout est réuni pour passer 8 moments de bonne humeur ! Vous venez les rencontrer ?

intégrale chronique des bridgerton
📚 Intégrale des Chroniques des Bridgerton par Julia Quinn aux éditions J’ai Lu
📸 Julie – Echo des Mondes

La Chronique des Bridgerton – Résumé

Difficile de choisir un bon résumé pour parler de cette saga. Comme souvent dans les sagas de romance, chaque tome suit un personnage différent. Leur lien ici ? Ils sont tous les enfants de Violet Bridgerton.

En mère de famille de cette époque, Mme Bridgerton ne rêve que d’une chose, voir ses enfants faire de bons mariages et si possible, des mariages d’amour. Et la tâche n’est pas aisée, entre ses filles aux caractères bien trempés et des garçons bien trop libres.

Informations sur l’édition

🔖 Editions J’ai Lu (2021) + Edition J’ai Lu (2016)
📚 8 tomes + 1 tome (recueil de nouvelles)

📕 Couverture de la seconde intégrale (tome 3 et 4) de la chronique des Bridgerton

La Chronique des Bridgerton – Avis sur la saga

La Chronique des Bridgerton, c’est une sorte de mixe savant entre Orgueil et Préjugé et Gossip Girl. Quoique. Violet, mère de famille de 8 beaux enfants ne semble vivre que pour une chose, jouer les marieuses avec chacun d’eux. A leur plus grand désarroi il faut bien le dire ! Entre fils séducteurs et filles qui tardent à accepter de se marier, les choses ne sont pas aisées pour cette mère de famille au grand cœur.

Le clan Bridgerton est une grande famille que l’on aimerait tous compter parmi ces amis. Une famille un brin intrusive et très soudée dont chacun de ses membres se révèle diablement attachant ! 

Et comme chacun des membres est unique, il leur fallait bien une histoire unique. Et en cela, Julia Quinn réussit parfaitement son coup de se renouveler à chaque roman ! Chaque protagoniste a une romance qui lui est unique et qui colle parfaitement à son caractère. Les tomes des Chroniques des Bridgerton se dévorent.

Bien que chaque histoire renouvelle pleinement l’intrigue ; certains points trouvent des résonances d’un tome à l’autre. Avec les protagonistes féminines, la place de la femme est largement mise en perspective. Notamment en faisant le choix d’héroïnes qui s’affirment et prouvent leur indépendance malgré l’époque ; ou encore d’héroïnes qui tardent à se marier, laissant même croire qu’elles pourraient finir par s’établir en une sorte de collocation pour « vieille fille » (toujours aussi horrible ce qualificatif !). Les hommes eux, sont le plus souvent qualifiés (à tort ou à raison) de séducteur, et même de libertin.

Et l’un des succès de cette saga repose sur sa plume. Une plume dynamique, entrainante parfois même envoutante. Elle est lumineuse, et pleine de fraicheur ; nous offrant autant d’émotions que de tranches de rire. Tout est fait pour nous faire passer un moment de bonne humeur.

La première moitié de la saga met en scène la talentueuse langue de vipère, une certaine Lady Whisteldown à chaque ouverture de chapitre. Des moments piquant, lumineux et drôle. Les tomes suivants se doivent de rivaliser d’originalité pour introduire les chapitres.

Chaque tome étant si unique, j’ai fait l’effort de les chroniquer les uns après les autres (oui, ça m’a pris du temps. Beaucoup de temps.) :  

La Chronique des Bridgerton – Avis tome par tome

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Tome 1 : Daphné Bridgerton – Avis

Julia Quinn nous emporte dans la vie des Bridgerton avec Daphné, ainée des demoiselles. Une famille diablement lumineuse, rafraichissante, attachante et un brin intrusive. La fratrie est soudée et c’est un plaisir de voir leurs relations et leurs interactions bon enfant. 

Et bien que Daphné soit le personnage que l’on attend à suivre le plus dans ce roman, nous avons la surprise d’entrer dans le roman par son homologue masculin. Une entrée pour le moins fracassante : le jour de sa naissance. Le prologue est sombre à souhait. Un duc renie l’enfant qu’il a ardemment voulu. Voulu au point qu’il a pris le risque de tuer sa femme. On peut dire que la froideur du duc est aussi mordante que le gel et le vent en hiver.

L’effet de contraste entre ce prologue et l’introduction du premier chapitre est saisissant. D’un moment froid, sombre ; on arrive sur une chronique piquante, lumineuse et pleine d’humour. Julia Quinn accorde une plume unique à Lady Whisteldow, mais la narration n’est pas en reste ! Elle est agréable à lire, dynamique, entrainante ; et nous offre un récit plein d’humour. Autant le dire, ce premier tome nous met le sourire aux lèvres, et parvient à nous faire passer par une large palette d’émotions.

Avec ce premier tome, Julia Quinn nous offre une romance qui se démarque d’autres romances historiques. L’ombre du passé pèse sur les protagonistes. L’enjeu pour eux est de comprendre cette ombre et de s’en libérer.

La place de la femme est largement critiquée. On pourrait même parler de féminisme. Bien sûr, vu sous l’angle et les problématiques de l’époque. Sans vous spolié l’intrigue (ce que vous pouvez faire sur l’article Série VS Roman), je vous laisse avec cette citation qui est particulièrement parlante :

Si l’on ne déployait pas tant d’énergie à laisser les jeunes femmes dans l’ignorance totale des réalités de la vie, de telles scènes auraient pu être évitées !

La Chronique des Bridgerton, tome 1 : Daphné. Julia Quinn. p.269

Une chose que j’ai adorée pendant ma lecture de ce roman : m’amuser à imaginer les personnages évoluer pendant les conversations. Tout est fait pour que l’on visualise parfaitement les gestes, mimiques, intonations. Il faut souligner que les joutes verbales de Daphné et Simon sont truculentes ! Et Daphné a un de ces sens de la répartie, follement rafraichissants !

Et dernière chose, mais non des moindres, cette romance historique propose peu de scène de sexe, et surtout elles ne sont pas explicites. Pour lire beaucoup de romances historiques, on peut dire qu’une douce dans ce genre est libératrice !

Tome 2 : Anthony Bridgerton – Avis

Dans ce second tome, nous accompagnons Anthony Bridgerton dans son assagissement. Un homme qui parait bien plus authentique que l’image qu’il donne lors de ses rares apparitions dans le premier tome. Kat, elle, est une personne affirmée et décidée, mais qui se met volontairement en retrait pour prendre soin du bonheur de ses proches.

L’auteure nous emporte dans ce second tome avec sa plume entrainante, lumineuse et pleine d’humour. Un second tome qui se dévore en un temps record.

Après avoir choisi de traiter les ombres du passé dans le premier roman, Julia Quinn nous fait découvrir une part bien plus psychologique. Chacun des personnages est très attachant, car profondément humain, authentique et touchant. Ce sont des personnages très différents, mais en même temps très semblables. Et on peut dire que les débuts font des étincelles ! Ce sont deux protagonistes avec leurs fêlures, leurs superstitions. Et les moments où on les découvre sont très forts en émotions.

L’amour, ce n’est pas d’avoir peur que tout vous soit arraché. L’amour, c’est de trouver la personne qui comblera votre cœur et fera de vous un être meilleur que tout ce que vous avez rêvé d’être ; c’est de plonger dans ceux de l’être aimé en ayant la conviction absolue que c’est la meilleure personne que vous n’ayez jamais rencontrée.

La Chronique des Bridgerton, tome 2 : Anthony. Julia Quinn. p.723

Le tome 1 nous propose un beau panorama de la fratrie Bridgerton. Mais ce second tome les fait un peu tomber dans l’oubli. Ce qui rend d’autant plus plaisant de les retrouver en de rares instants. Ils sont d’une fraicheur, c’est tellement léger. J’ai adoré leurs apparitions en début et fin de roman.

Tome 3 : Benedict Bridgerton – Avis

Julia Quinn se renouvelle pour ce troisième roman. Le processus narratif invite toujours Lady Whisteldown, mais la base de l’intrigue est une réécriture du compte de Cendrillon revisité à la sauce Bridgerton. Un roman enveloppant, une vraie petite réussite. Le tome est simplement impossible à lâcher. Je l’ai dévoré, et pour moi, il ne passe pas loin du coup de cœur.

Benedict Bridgerton est le frère le plus discret du début de la saga. Pour autant, en apprenant à le connaitre, il se révèle incroyablement attachant. Il est accompagné de Sophie, une protagoniste forte et affirmée. C’est d’ailleurs elle la figure centrale de ce tome. Ce qui est appréciable, c’est que l’histoire d’amour ne coule pas de source. Et cela là rend d’autant plus belle.

Comme la saga nous y a habitués, ce tome poursuit son panorama des femmes de l’époque. Ici, une jeune femme déchue et dont les prétentions familiales nocives lui font perdre son rang. Elle est forcée de devenir servante pour survivre. C’est sous une influence néfaste qu’elle doit cacher sa condition, ses ascendants.

Des sujets complexes sont abordés entre les lignes de ce tome : conditions de la femme évidemment (sujet récurrent dans la saga), division de la société par classes, pression sociale et familiale autour du mariage et de la virginité, mariage/alliance en dessous de sa condition ; et surtout dans ce troisième tome : les enfants naturels.

Une personne vraiment intelligente apprend aussi des erreurs des autres.

La Chronique des Bridgerton, tome 3 : Benedict. Julia Quinn. p.286

Tome 4 : Colin Bridgerton – Avis

Le tome consacré à Colin est un de ceux que j’attendais le plus dans cette saga, avec celui d’Eloïse. En effet, il fait fréquemment des apparitions dans les premiers tomes. Et, c’est aussi le cas de Pénélope qui fait son entrée dans la saga dès le tome 1 et qui ne demande qu’à se révéler. 

Il est vraiment étrange de découvrir l’intimité de ses deux personnages. On apprend à les connaitre sous toutes les perspectives. Colin, dès ses premiers passages, apparait comme aussi attachant que fougueux, plein d’humour, mais aussi maladroit. Il s’avère être un protagoniste surprenant. On ne s’attend pas à le voir aussi peu sûr de lui, et aussi possessif. Pénélope est un personnage intelligent, qui cache vraiment bien son secret (sauf si vous avez fait l’erreur de regarder la première saison de l’adaptation Netflix). La scène de la révélation finale est d’ailleurs très sympathique ! Par contre, elle pose quelques questions sur comment vont être tournés les prochains tomes sans cette marque de fabrique !

Il est très agréable de voir les personnages se trouver, se redécouvrir, se lier, s’attacher. C’est l’histoire de leur romance, mais chose inédite dans la saga, les personnages aspirent à laisser une trace de leur passage sur terre. Si Colin est plutôt indécis dans la manière de procéder, Pénélope, elle n’attend pas pour créer. De plus, elle prend ces propres décisions sur son œuvre (et fais le choix de l’arrêter avant de devoir se « soumettre » aux décisions de son époux). C’est aussi elle qui encourage Colin à se lancer et qui travaille dans l’ombre à faire aboutir son rêve. L’épilogue est très appréciable, car il montre qu’après s’être dévouée à l’œuvre de son mari, elle trouve un nouveau projet bien à elle.

Ce tome permet vraiment de déconstruire l’époque et les attentes et injonctions mises sur les femmes, en les mettant en perspective avec ce que les hommes oublient qu’ils peuvent faire. Un choc des « mœurs » entre la vie que les femmes sont obligées de mener et la vie de liberté auxquels les hommes peuvent prétendre, et qu’ils oublient bien souvent.

 Le monde vous appartient, Colin. Vous êtes jeune, vous êtes riche, et surtout, vous êtes un homme !

La Chronique des Bridgerton, tome 4 : Colin. Julia Quinn. p.493

Eh bien, rappelle-toi que quoi que tu endures (…), c’est mille fois pire pour Pénélope. C’est toujours plus difficile pour les femmes, crois-moi.

La Chronique des Bridgerton, tome 4 : Colin. Julia Quinn. p.645

Malheureusement, et malgré tous ses aspects intéressants, quelques scènes dérangeantes s’invitent dans ce tome. À très peu de pages d’intervalle ! La première a lieu pendant les fiançailles, avec la scène du champagne : elle montre une emprise masculine qui m’a dérangée. La seconde quelques pages plus loin, au tout début de la scène intime. Pour le dire sans détour, cette fois-ci, ce sont les propos de Pénélope qui sont problématiques.

Retour sur une note plus légère : ce quatrième tome met bien en avant les Bridgerton. Contrairement aux premiers tomes dans lesquels la fratrie fait de brèves apparitions, ici on fait connaissance avec eux. Et surtout avec ceux qui restent à marier.

Et pour conclure cette quatrième chronique, je fais un petit crochet pour vous parler de l’édition. Ce tome est republié dans l’intégrale 2, en deuxième position. Le texte comprend un grand nombre de coquilles, des ponctuations qui se promènent hasardeusement entre les lignes. Et le plus dommage est les incohérences qui apparaissent par endroit. Je ne parviens pas à savoir si ce sont des erreurs de traduction/de relecture de la traduction ou de réelle erreur de la part de l’auteure (mais clairement, je ne crois pas à cette hypothèse). En bref, tout cela crée des fêlures dans la lecture et casse le rythme.

Tome 5 : Eloise Bridgerton – Avis

Tout comme le tome consacré à Colin, j’étais impatiente de découvrir Eloïse qui m’intriguait par sa volonté de liberté. De vivre comme elle l’entend.

La vie n’est pas quelque chose qui t’arrive. C’est toi qui fais arriver la vie.

La Chronique des Bridgerton, tome 4 : Eloise. Julia Quinn. P.188. Anthony à Eloïse.

La plume de Julia Quinn est toujours lumineuse, et enthousiasmante. Les notes d’humour sont tellement appréciables ! L’ensemble crée un roman qui se dévore en un temps record.

Le tome est relativement peu lié au reste de la saga. Les autres membres de la famille Bridgerton se font très rares, bien que le code de la fratrie intrusive (que nous avions déjà pu voir avec Daphné), se retrouve ici. Mais la chose qui m’a le plus déçu a été que la révélation de la meilleure amie de Daphné, Pénélope, ne lui soit jamais parvenue aux oreilles. J’aurais tant aimé voir sa réaction à cette révélation ; elle qui rêvait tant de démasquer lady Whisteldown.

En parlant de Lady Whisteldown, les chroniques mondaines qui ouvraient les chapitres sont remplacées par les lettres d’Eloïse à différents membres de sa famille et amis. C’est intelligent ! Le contenu des lettres en dit beaucoup sur ce personnage qu’il me tardait de rencontrer. Et aussi, car le contenu des lettres colle parfaitement aux chapitres qu’elles ouvrent. Un petit plaisir dans ce roman.

Roman dont l’intrigue est riche et bien différente des tomes que nous avons pu lire jusqu’à présent dans cette saga. Ici, il est question de famille recomposée, de difficultés parentales, de relation conjugale. Mais également de la liberté des femmes à disposer de leur vie. Et plus important encore, de la maltraitance des enfants et des châtiments corporels. Une grande part de l’intrigue étant consacrée à l’éducation d’enfants.

Pour la première fois dans ces doubles éditions, réédité aux éditions j’ai lu, nous pouvons découvrir un second épilogue. Celui-ci se déroule 10 ans après la fin de l’intrigue. Malheureusement, son principal protagoniste n’est pas Eloïse comme nous aurions pu nous y attendre, mais sa belle-fille devenue adulte. Malgré la petite déception de ne pas avoir vu l’évolution d’Eloïse pendant ses 10 années, le contenu est plutôt sympa et aurait même pu être une très bonne base à un roman spin-off de la saga des Bridgerton.

Tome 6 : Francesca Bridgerton – Avis

Après avoir découvert deux personnages dont il me tardait le plus de découvrir les aventures amoureuses, ce sixième tome nous fait rencontrer le personnage le plus mystérieux de la famille Bridgerton. Et pour cause, nous n’avions jamais vraiment rencontré Francesca.

Même si elle arborait les caractéristiques physiques des Bridgerton, à l’intérieur, il lui semblait être un changelin, l’un de ces enfants des fées échangés à la naissance contre un bébé humain.

La Chronique des Bridgerton, tome 6 : Francesca. P.392

Et pourtant, bien que nous ne l’avions jamais vu évoluer, elle n’en a pas moins fait de nombreuses courtes apparitions au fil de tomes. Notamment par des allusions à son bonheur conjugal, mais aussi et plus troublant, à son veuvage. C’est donc à nouveau une thématique unique que nous offre Julia Quinn dans ce tome : la reconstruction après un veuvage, l’acceptation du remariage, la volonté de fonder une famille, de retrouver le bonheur malgré le sentiment de culpabilité à l’idée de refaire sa vie. Un roman très touchant, d’autant qu’il permet de mettre en parallèle deux veuves dans la famille Bridgerton : la mère et la fille.

De ces principaux aspects découlent d’autres thèmes tels que l’importance de se sentir soi-même avec quelqu’un, le remariage (avec une touchante conversation entre la mère et la fille), la difficulté à concevoir un enfant, le risque d’être stérile. Un tome donc, de par les thématiques qu’il soulève, plus lourd, sombre et capiteux.  L’humour est moins marqué, très discret, la luminosité habituelle propre à la saga n’est plus…

Lady Whisteldown ayant tiré sa révérence au quatrième tome de la saga, Julia Quinn a dû remplacer les fameuses chroniques mondaines. Bien que j’avais beaucoup aimé le choix fait au tome 5 de mobiliser les lettres de la narratrice, ici, je n’ai pas été charmé. Bien que l’on soit toujours face à des échanges de lettres; celles-ci sont molles, sans audace. Une petite déception pour ma part.

Et bien que l’autrice n’ait pas pu se lâcher dans les chroniques mondaines ou dans des lettres audacieuses, elle semble avoir trouvé un autre exutoire. En effet, ce tome est plutôt très porté sur le sexe. En tout cas, excessivement par rapport aux précédents. Mais trop, c’est trop. Les longueurs créées par ce choix sont nombreuses. Enfin, une chose positive à retirer de tout cela, c’est que bien que les personnages se sautent dessus comme des lapins, une attention très forte est portée au consentement (bien que parfois une drôle d’ambivalence ressort du côté masculin).

Ce sixième tome se situe à cheval entre les intrigues de plusieurs tomes de la saga des Bridgerton. Mais un très bon maillage entre les tomes permet de bien le situer chronologiquement.

À noter que comme pour le tome consacré à Colin, les coquilles éditoriales sont assez nombreuses dans ce tome…

Tome 7 : Hyacinthe Bridgerton – Avis

Dernière demoiselle à marier du clan Bridgerton, Hyacinthe. Elle a fait des apparitions plus fréquentes dans les derniers tomes et enfin nous rencontrons cette sœur espiègle. À l’image de celle-ci, le tome est pétillant, piquant et plein d’humour.

Comme à son habitude Julia Quinn nous entraine dans une intrigue inédite, en rien semblable aux romances de ces frères et sœurs que nous avons précédemment découverts.

Hyacinthe Bridgerton disait ce qu’elle pensait et pensait ce qu’elle disait. Pour autant, jamais elle ne se dévoillait, jamais elle ne se rendait vulnérable.

La Chronique des Bridgerton, tome 7 : Hyacinthe. P.173

Je le disais donc, nous faisons plus largement connaissance de l’espiègle Hyacinthe, benjamine de la famille. Une héroïne dont je me suis sentie particulièrement proche.

Dans l’ensemble, ce tome offre un panorama de personnages follement attachants. Hyacinthe et son authenticité. La maman de la fratrie, Violet, qui se dévoile toujours plus et qui nous offre des moments émouvants. Lady Danbury, une dynamique vieille dame à la fantaisie et l’espièglerie sans détours et surtout aux impressionnantes vivacité et longévité. Et bien sûr le héros de l’intrigue Saint-Clair. Et bien que ces personnages portent très bien le roman, l’absence du clan Bridgerton se fait sentir et c’est bien dommage.

Cette intrigue met la romance sur le même plan qu’une enquête. Le tout s’imbrique parfaitement et fait naitre cette relation d’une bien habile manière. D’autant qu’une fois la romance bien installée, l’enquête n’est pas laissée pour compte et se poursuit pendant encore bien des années ; impliquant également leur descendance.

Bien que le couple fonctionne parfaitement, Saint-Clair est l’auteur de machination bien superflues, qui m’ont fait tilter. Ses machinations n’apportent rien et laissent un ressenti en demi-teinte.

N’oublions pas de parler des introductions de chapitres qui fonctionnent plutôt bien ! Après quelques versions moins intéressantes, l’auteure semble avoir trouvé un nouveau filon qui fonctionne superbement.

Comme pour le tome consacré à Éloise, l’édition double nous propose de découvrir la vie de la famille de Hyacinthe. Un passage avec une véritable plue value, car permettant de conclure pour de bon l’enquête dans laquelle le couple s’est entrainé au moment de sa rencontre. C’est simplement adorable de voir ce couple toujours aussi uni, mais aussi le retour de bâton générationnel entre Hyacinthe, sa fille et Violet.

Tome 8 : Gregory Bridgerton – Avis

Frère cadet Bridgerton, Gregory est aussi le frère dont nous n’avions presque jamais entendu parler dans les tomes précédents. Et étrangement, c’est aussi dans ce tome que l’on voit le plus les autres membres du clan.

Il faut souligner la puissance du prologue et de l’épilogue. C’est bien rare dans cette saga, mais le prologue nous propose une entrée en matière tonitruante, au moyen d’un flashforward qui essouffle le lecteur. Il est aussi intrigant que captivant. Et cela a le mérite d’être très efficace, et de donner une folle envie de plonger à pieds joints dans ce dernier tome des chroniques des Bridgerton.

Malheureusement, le soufflé retombe bien trop vite. Pourtant l’auteure nous propose à nouveau un axe unique. Mais c’est aussi cet axe qui rend le début du roman bien moins entrainant que ce que laisse attendre le prologue. Nous sommes donc dans la thématique du coup de foudre, mais également du triangle (presque rectangle) amoureux. C’est un peu longuet. Sans oublier que l’une des protagonistes a un nom auquel je n’ai tout simplement pas pu me faire (Hermione Watson, comprendra qui pourra).

Soudain, Lucy se sentit infiniment seule dans son ignorance. M. Bridgerton le savait, Hermione savait, et les poètes affirmaient qu’ils savaient également. Elle avait l’impression d’être la seule âme à la dérive, l’unique personne au monde à ne pas savoir ce qu’était l’amour, à douter même de son existence, ou du moins du fait qu’elle puisse un jour le rencontrer.

La Chronique des Bridgerton, tome 8 : Gregory. P.449

Passé ces triangulations, les personnages principaux deviennent attachants et leur histoire d’amour compliquée et animée s’avère plutôt chouette à découvrir. Et que dire de cet épilogue au taquet ! Clairement, Julia Quinn ne pouvait pas trouver un meilleur moyen de mettre un point final à cette saga des plus attachantes et lumineuse.

Les introductions de chapitres ont malheureusement été moins envoutantes que celles que nous avons pu apprécier dans le tome précédent, consacré à Hyacinthe.

Tome 9 : Des années plus tard – Avis

Ce dernier tome de la saga est en réalité un recueil de nouvelles, reprenant l’histoire de chaque membre de la famille Bridgerton, des années après les romans. Deux de ses nouvelles figurent dans les éditions intégrales, mais beaucoup sont passées sous silence. Et pour cause, certains seconds épilogues auraient spolié les tomes suivants. Je trouve dommage que les seconds épilogues n’aient pas tout simplement trouvé place à la fin de la dernière intégrale. Mais il semble que les éditions J’ai Lu prévoient une réédition de ce tome 9.

Je ne prendrais pas le temps de revenir sur chacune des nouvelles proposées dans ce recueil. Par ailleurs, deux ont déjà été abordés dans mon avis sur les romans (Éloise et Hyacinthe).

Deux sont consacrés à des personnages liés au Bridgerton, mais qui n’en sont pas (Benedict et Eloise). Je ne m’attarderais pas plus dessus, si ce n’est pour dire que ce sont des textes agréables, mais qui détonnent un peu dans l’ensemble.

Je n’ai pas vraiment apprécié la nouvelle consacrée à Anthony, que j’ai simplement trouvé sans intérêt. Celle consacrée à Daphné n’est pas la meilleure de l’intégrale, mais se laisse lire et il est agréable de voir la réaction de nos héros à cette situation inattendue.

Quatre nouvelles sortent du lot :

Colin

Le second épilogue du tome consacré à Colin et Pénélope permet d’enfin montrer la réaction tant d’attendu d’Éloise à la fameuse révélation. C’est une nouvelle pleine de rythme que j’attendais de lire avec une impatience non dissimulée ! Une très belle synergie dans la famille Bridgerton se joue sous nous yeux. Mais ce passage que j’attendais avec tant d’impatience m’a été complètement gâché… En effet, la réaction d’Eloise est bien fade et peu naturelle par rapport à la fougue à laquelle elle nous a habitués.

Francesca

Que d’émotions dans ce second épilogue ! Un texte criant de vérité, touchant, je dirais presque bouleversant. Une nouvelle que j’ai recouvert de postit tant elle pleine de moments forts. Nous y retrouvons une Francesca qui parvient à faire la paix avec elle-même, et dont le lâcher-prise semble positif, car elle parvient enfin à atteindre son but.

Gregory

Un second épilogue touchant, mais d’une manière différente de celle de Francesca. Celui-ci commence directement à la fin de l’épilogue principal. Un second épilogue qui ne passe vraiment pas loin du malheur ! Et malgré tout cela, le récit reste positif et lumineux.

Violet

Récit inédit consacré à la mère de famille. On l’a vu apparaitre à chaque tome, soutenir ses enfants, les conseillers, parfois les taquiner. Personnage haut en couleur, elle est incontournable tout au long de la saga. Il me parait donc tellement naturel que la saga touche à sa fin avec un épilogue qui lui est consacré. C’est un parfait au revoir à la Chronique des Bridgerton ; de prime, avec une petite larmichette !

Dans cette nouvelle qui n’est pas vraiment un épilogue, nous faisons connaissance avec une toute jeune Violet, dans une situation délicate. Puis dans sa rencontre avec son futur mari, son mariage, son veuvage ; mais aussi tout au long de sa vie avec ses nombreux enfants. Comme à chacune de ses apparitions, c’est un pur moment d’émotion qui se joue.

Tome 10 : Les Chroniques de Lady Whistledown – Avis

Lady Whistledown a encore frappé. Connue pour faire les choux gras de la famille Bridgerton, elle ne s’en tient pas là ! Les débutantes n’ont qu’à bien se tenir, lady Whistledown veille au grain.

—-

Quel plaisir de retrouver l’esprit tout en finesse et la plume rafraichissante de la chroniqueuse mondaine.

Le mordant de Lady Whistledown a de nombreuses cibles, les yeux sur tout le monde. Il en faut de la matière pour alimenter la chronique mondaine favorite des dames. Et de la matière, elle en a trouvé en narrant les saisons de deux débutantes. Et on peut le dire, les nouveaux protagonistes sont de petites perles !

Sous un format de nouvelles agrémenté de la renommée chronique mondaine, nous suivons la naissance de deux charmantes romances.

À la Saint-Valentin

Un premier récit plein d’humour avec des personnages extrêmement attachants. J’ai adoré les voir évoluer, voir leurs joutes et la relation se tisser avec force et détermination. Un petit coup de cœur pour cette nouvelle.

Il a suffi d’un baiser

Un second récit émouvant, abordant des thèmes forts. Assez différents de ce à quoi nous avons été habitués jusqu’ici. Les personnages fonctionnent bien ensemble. Des sujets sensibles sont abordés, survolés. Il est question de deuil, de guerre et de traumatisme de guerre. Il aurait été intéressant de les voir plus en profondeur, même si le format (nouvelle) ne s’y prête pas vraiment.

En plus…

Lire ma chronique tome 1 VS saison 1 :

Les Bridgerton série et intégrale 1 livre
📘 Les Bridgerton, intégrale tome 1 et 2 de Julia Quinn 🖥️ Les Bridgerton affiche saison 1 Netflix
📸 Julie – Echo des Mondes

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